Annoncé depuis plusieurs mois, le « grand débat national » est maintenant lancé pour impliquer le citoyen dans la prochaine réforme de l’État : https://demain-toekomst-zukunft.be/?locale=fr

Donner ses idées pour l’évolution de la démocratie belge, ou même de la structure de l’État : c’est désormais possible via la plateforme < unpayspourdemain.be > qui a été mise en place par le gouvernement fédéral. Ces idées serviront à alimenter un grand débat national, comme prévu dans l’accord du gouvernement.

Six thèmes ont été définis par une dizaine d’experts en sciences politiques. Pour chacun de ces thèmes, il y a toute une série de questions auxquelles les citoyens vont pouvoir répondre à des questions qui font débat au sein de notre société. Parmi ces questions : les votes doivent-ils rester obligatoires ? Quelle forme doit prendre le Sénat dans le futur ? Comment faire pour que la formation du gouvernement fédéral prenne moins de temps ?

Chaque Belge de plus de 16 ans peut participer, mais aussi les associations, les universitaires ou les écoles. Ces idées serviront de base pour ce grand débat qui aura lieu au gouvernement fédéral en vue de la septième réforme de l’État.

Le gouvernement souhaite que cette future réforme de l’État se passe différemment. Alexander De Croo a admis que ces négociations ne sont généralement pas très transparentes, et que cette initiative a pour objectif « d’impliquer nos citoyens de manière beaucoup plus nuancée que la méthode utilisée jusqu’à maintenant » explique-t-il.

La fin de cette consultation est prévue le 5 juin. Un rapport sera constitué avec les résultats, et fera office de « source d’information » pour la préparation de la réforme de l’État. 

« Ce n’est pas une élection, un referendum ou un sondage d’opinion mais une opportunité donnée à tout un chacun de s’exprimer », a souligné M. Clarinval (MR) lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

Malgré le délai, l’exercice vise à attirer des profils divers et s’attachera aux réponses elles-mêmes. « Les réponses ne seront pas pondérées. Ce qui compte, c’est le contenu de la réponse et non le nombre de fois qu’elle a été exprimée », a expliqué Mme Verlinden (CD&V).

« On ne cherchera pas à tirer des conclusions sur le poids respectif des propositions émises dans la population. Ce n’est pas un échantillonnage, l’idée n’est pas de faire un comptage mais de créer un débat au sein de la société belge », a ajouté l’un des experts, Jean-Benoît Pilet (ULB).

L’opération est réalisée en coopération avec le réseau d’experts DBP Partners. Elle coûtera 2,1 millions d’euros, campagne de communication incluse.