” L’agriculture est la mère de tous les arts : lorsqu’elle est bien conduite, tous les autres arts prospèrent ; mais lorsqu’elle est négligée, tous les autres arts déclinent                                                                               “Xénophon, L’Économique, V
” Il n’y a pas de conspiration mais tout conspire au sens que tout respire dans la même direction : la corruption qui est devenue systématique, l’autonomisation de l’évolution de la technoscience que personne ne contrôle, le marché, la tendance de l’économie, le fait qu’on ne se soucie plus de savoir si ce qu’on produit sert à quoi que ce soit mais uniquement de savoir si c’est vendable. […] Une espèce de puissance inhumaine, sans visage… ”
Cornelius Castoriadis
Des analyses de l’ACRF – Femmes en milieu rural sur la sphère agricole, il ressort un fait tout à la fois économique, politique, culturel et anthropologique, que nous avons souvent rencontré et qui vaut la peine d’être un peu mieux exploré pour ce qu’il est en soi. C’est aussi que le ” productivisme “, puisque c’est de cela qu’il s’agit, nous semble parfaitement applicable à bien d’autres domaines économiques et, en ce sens, fort utile à la compréhension de notre monde.
Maxime Prével s’est livré à un passionnant travail ” ethnographique ” qu’il a publié en 2007 sous le titre ” L’usine à la campagne “. Il s’est ensuite livré, selon ses propres mots, à une ” recomposition synthétique [de ce] travail de terrain “, recomposition ” seule capable de fournir une vue d’ensemble “. C’est à partir de cette synthèse, établie dans une ” perspective socio-anthropologique “, que nous aborderons ici la question productiviste dans ce qu’elle peut apporter d’éclaircissements sur la situation contemporaine et dans ce qu’elle ouvre comme perspectives sur les changements des politiques agricoles pour lesquels nous plaidons par ailleurs.

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