» L’oisiveté est mère de tous les vices « . Si cette maxime était déjà reprise il y a plus de 1500 ans dans le contexte monastique afin de pousser les frères à plus d’assiduité et de rigueur spirituelle, elle semble pourtant ne jamais avoir été autant d’actualité. Le chômeur est vu avec méfiance alors que notre vie est socialement définie par notre force de travail. Nos retraites doivent être actives et nos enfants sont priés de combler le moindre de leur temps libre par des activités enrichissantes et éducatives. Ainsi, quand on vous croise pour la première fois, on vous demande ce que  » vous faites dans la vie « . Quant à nos enfants, c’est leur parcours scolaire qui définira qui ils sont aux yeux des gens.
Aujourd’hui, pour être, il faut faire. Faire toujours plus et toujours plus tôt. Et surtout ne pas s’ennuyer ! Sinon, l’on devient l’un de ces paresseux que la société doit porter à bout de bras et qui ont comme seule identité celle d’être considérés comme des bons à rien qui grèvent la volonté des gens actifs. Actuellement, l’inactivité est assurément considérée comme un des plus grands vices que l’on puisse attribuer à quelqu’un. Pourtant, s’ennuyer est-il réellement si destructeur ?
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